Carême 2026 – Étape 1
Mise en présence
Me voici devant toi Seigneur.
En ce premier jour de ma retraite, je me présente à toi. Pendant ce temps du Carême, je désire te consacrer plus de temps qu’à mon habitude (si je le désire, je peux nommer ici le rythme auquel j’ai décidé de vivre les 8 étapes de retraite qui se présentent : chaque jour, 2 ou 3 fois par semaine, …), du temps reçu de toi.
Donne-moi d’accueillir ta paix, une paix profonde. Je trace sur mon front, sur ma bouche, sur mon cœur un signe de croix : Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.
Parle Seigneur, ton serviteur écoute.
Introduction au texte
Au début de sa vie publique en Galilée, Jésus attire peu à peu les foules par sa parole et les guérisons qu’il accomplit, dont celle de la belle-mère de Simon.
Texte
Or, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
(Lc 5,1-11 – Traduction AELF)
Composition de lieu
Je vois le bord du lac, l’étendue d’eau, les barques, les filets.
Demande de grâce
Je peux demander au Seigneur la grâce de me laisser déranger par lui dans mes habitudes ou toute autre grâce en relation avec ma situation personnelle.
Points
- « sur ta parole, je vais jeter les filets »
Malgré la fatigue de la nuit de travail et le doute sur la présence du poisson, Simon retourne jeter les filets. La parole de Jésus le remet en action. Dans certaines situations la Parole de Dieu m’invite à ne pas céder au découragement. Je médite cela.
- « Je suis un homme pécheur »
Témoin de la puissance de la grâce de Jésus, Simon prend conscience de sa propre petitesse. Il ne s’attribue pas le succès de la pêche.
Je médite sur le mouvement intérieur qui habite Simon-Pierre. J’en tire profit.
- « Laissant tout, ils le suivirent »
Simon-Pierre fait des choses déraisonnables pour obéir à Jésus. Il a expérimenté sa grâce et n’hésite pas à être encore plus déraisonnable en le suivant : il est prêt à renoncer à ses propres jugements.
Je laisse retentir cela en moi.
Colloque
Je confie au Seigneur les sentiments qui m’ont traversé. Je peux lui exprimer mon propre désir de le suivre au long de cette retraite ou lui dire ce qui habite mon cœur.
Je termine en disant un Notre Père en me concentrant particulièrement sur le passage « Que ta volonté soit faite »
Autre texte
Après avoir prononcé mes vœux je compris que je ne savais plus très bien ce qu’était un contemplatif, une vocation contemplative, ma propre vocation ou une vocation de cistercien… En réalité je n’étais plus sûr de rien savoir ou comprendre, sinon que je croyais faire Votre volonté en prononçant ces vœux dans cette maison, ce jour-là, pour des raisons que Vous seul connaissiez [ ]
Lorsque je fus étendu, face contre terre, tandis que le Père Abbé priait sur moi, je ne pus m’empêcher de rire, les lèvres dans la poussière, parce que, sans savoir pourquoi ni comment, j’avais fait une chose stupéfiante… et ce qui était stupéfiant n’était pas mon œuvre, mais la Vôtre en moi…
Thomas Merton – La Nuit privée d’Etoiles